Mudanças climáticas e comunicação

“Communicating Climate Change: Discourses, Mediations and Perceptions” é o tema de uma confer~encia que se realiza na Universidade do Minho, em 19 e 20 de Novembro próximo, por iniciativa do projecto “The Politics of Climate Change: Discourses and Representations“, financiado pela Fundação para a Ciência e a Tecnologia.

Os interessados em apresentar comunicação deverão enviar um resumo  de 250 palavras até 5 de Setembro próximo à principal organizadora desta iniciativa, a Prof. Doutora Anabela Carvalho, investigadora do Centro de Estudos de Comunicação e  Sociedade da UM.

Entre os conferencistas convidados contam-se Jacquie Burgess e Irene Lorenzoni (University of East Anglia, UK), Hans Peter Peters (Jülich Research Center, Alemanha) e Sheldon Ungar (University of Toronto, Canada).
Na apresentação desta conferência, explicam-se melhor o âmbito e objectivos:

“Climate change is currently a prominent scientific, political, economic and civic issue with key implications for our common future(s). It mobilizes a variety of social actors and has figured highly on media agendas for around two decades.
The communication of climate change within and across the “boundaries” of science, politics and economics, and between expert and non-expert publics, poses a series of key questions for research.

How is climate change framed and reframed by social actors such as scientists, policy-makers and environmental activists? How have the media represented climate change in the last two decades? What is the relation between media(ted) discourses and people’s understanding of climate change? What can we learn from cross-national comparisons? To what extent are representations of climate change culturally-bound?

This conference aims to analyse the connections between discursive and social representations of climate change. It will discuss the meanings of climate change in the discourses of various social actors, media(ted) discourses, and citizens¹ views on the issue.

Besides papers that focus specifically on the links between the discourses of social actors, media discourses and people¹s interpretations of climate change, the submission of abstracts on the following topics is welcome:

– Representations of scientific knowledge on climate change in various types of texts
– Reconstructions of climate change in political and business discourses
– Communication practices in climate change activism
– Media discourses on climate change (written, visual, electronic, multimedia)
– Web-based communication of climate change for non-expert publics
– Social representations of climate change
– Citizens¹ perceptions, attitudes and behaviours in relation to the issue”.

Eclipse da informação

“Au quotidien,vous nourrissez-vous beaucoup des médias ?

Non. Je travaille le matin et je m’interdis toute relation avec l’extérieur de 5 heures du matin à midi. Je cherche de l’information plus que du spectacle. Or, il y a aujourd’hui beaucoup plus de spectacle que d’in-formation. Lorsque je suis entré à l’Académie française, j’ai eu à faire l’éloge de mon prédécesseur, le ministre Edgar Faure. Je suis donc allé à l’Ina pour consulter les bandes de radio et les stocks d’émissions de télévision dans lesquels était intervenu Edgar Faure. C’était au moment où la télévision naissait. Les premières années, Edgar Faure apparaissait sur l’écran, plein visage, pendant que le journaliste, hors champ, lui posait des questions ordinaires. Devant ces émissions, j’ai pris énormément de notes parce qu’il y avait beaucoup d’informations. Deux ans après, le journaliste rentrait dans la lucarne et il n’y avait plus que la moitié du temps de l’information donnée par le ministre. Deux ans encore plus tard, c’était un talk-show, avec six personnes de plus : la moitié d’Edgar Faure divisée en six. Si bien que, peu à peu, je ne prenais plus de notes. À la fin, c’était un spectacle où Edgar Faure tirait sur sa pipe, et ne faisait pratiquement que cela, il n’y avait plus d’information. Cette recherche a récapitulé pour moi l’essentiel de l’histoire du média télévisé. En cinq à six ans, l’information avait disparu pour céder la place à un autre objectif, relevant plutôt du spectacle quede l’information. J’avais sous les yeux un homme qui avait eu l’habitude de dire beaucoup de choseset qui ne disait plus rien…”

Michel Serres, entrevista à revista Médias, nº 11

Tecnologias e memória

 O filósofo francês Michel Serres, na revista Médias, nº 11:

Je vois, dans les nouvelles technologies, une coupure beaucoup plus profonde que toute autre. Quand on prend un peu de recul historique, on est capable de dire : « Ça c’est nouveau, et ça ne l’est pas parce qu’on l’a déjà vu. » Or, les nouvelles technologies constituent une vraie coupure. Pour quelles raisons ? Aujourd’hui, vous m’interviewez, vous utilisez deux techniques : l’enregistrement et la prise de notes. Au Moyen Âge, Albert Le Grand faisait un cours à la Sorbonne. Les étudiants étaient debout les mains dans le dos. Il n’y avait pas de technologies… C’est encore davantage le cas avec Socrate et ses disciples, ou les apôtres de Jésus-Christ qui ne prenaient pas de notes… Pourquoi ? Pour une raison très simple : ils avaient de la mémoire, une mémoire terrible. Il n’y avait pas de livres, il fallait donc qu’ils sachent Homère par cœur et ils le savaient ! Ils étaient capables de réciter un texte à la virgule près. Nous avons besoin aujourd’hui de prendre des notes. Nous avons perdu la mémoire parce qu’elle est passée ailleurs : de la tête à l’objet. J’appelle ça l’externalisation de la mémoire. Avec les nouvelles technologies, votre ordinateur devient votre tête. Du coup, c’est une coupure aussi importante que l’écriture, qui a permis d’inventer l’histoire. C’est donc gigantesque ! Nous sommes passés à un autre temps, qui n’a probablement rien, ou très peu, à voir avec celui qui le précède.

Fim do “jornal guarda-chuva”

Photo Sharing and Video Hosting at PhotobucketO “jornal guarda-chuva” – aquele que pretendia responder a um amplo “mosaico de interesses específicos” tem os dias contados, na perspectiva do académico norte-amerciano Philip Meyer, cujo livro “The Vanishing Newspaper” acaba de ser traduzido para o português do Brasil, sob o título interrogativo “Os jornais podem desaparecer?”.

Apesar de tudo, o conteúdo do livro é mais assertivo do que o teor da capa escolhida pela editora brasileira Contexto, já que o autor chega a prever o fim dos jornais generalistas para o ano 2043.

Meyer sustenta que os projectos jornalísticos mais inovadores estão a ser criados por não-jornalistas, mas muitas vezes ao arrepio de “uma cultura de verdade e de justiça que possibilitou a predominância dos melhores órgãos de imprensa”. Mas “esse não é um problema intransponível”, desde que se seja capaz de “atrelar as novas tecnologias aos antigos valores”. Daí que o livro se assuma como um contributo para “salvar o jornalismo na era da informação” (como refere o subtítulo do livro).

Acesso no site da editora: Introdução e índice.

O vigilante e o optimista

Sob o título “Le vigilant et l’optimiste”, a revista francesa Médias (nº 11) publica entrevistas com o jornalista Philippe Sollers e com o filósofo Michel Serres:

  • Michel Serres : «Avec Internet, on nous arrange la vie»
  • Philippe Sollers : «L’écrit est insubmersible»