Reformar as redacções

O Relatório Tessier, na semana passada entregue ao ministro da Cultura de França, sobre a imprensa e o digital, aborda as relações entre a profissão jornalística e a cidadania, sugerindo a necessidade de as redacções definirem webspider.gifum lugar e um estatuto (eventualmente remunerado) para o chamado jornalismo dos cidadãos. Não se trata, propriamente, de “enfeitar” os sites com umas pitadas de excertos de blogues, como está bom de ver (e se vê com frequência). Mas quando se alude à definição de um estatuto, eventualmente remunerado, aí está-se a introduzir matérias melindrosas, ainda que provavelmente incontornáveis. Para alimentar a reflexão, seguem-se alguns dos parágrafos em que o problema é equacionado:

Réformer les équipes éditoriales : un statut pour les journalistes citoyens ?

Or, il est frappant de constater que, paradoxalement, ce développement s’accompagne d’un rapprochement des méthodes et des règles qui sont généralement appliquées par les journalistes professionnels et donc d’une certaine convergence dans le fonctionnement des sites, qu’il s’agisse de sites gérés par des entreprises de médias ou de sites fondés sur l’intervention de non-professionnels. Ainsi, le site coréen OhMyNews, bien que faisant appel à des contributions d’internautes, encadre très strictement le processus de publication et fait appel à des journalistes pour l’organisation générale du site et la hiérarchisation des informations. Ainsi, la première règle de l’accord que doit approuver tout journaliste citoyen intervenant sur le site est : « je reconnais l’autorité éditoriale de l’équipe de rédaction d’OhMyNews».

Dans le même ordre d’idée, les contributions au site AgoraVox font l’objet d’une relecture par un comité éditorial qui, agissant en tant que filtre, « se chargera de vérifier la conformité des propos tenus avec la politique éditoriale d’AgoraVox et éventuellement mènera des enquêtes complémentaires en cas de doute si cela est jugé nécessaire52 ». Comme on l’a vu précédemment, la participation des internautes à l’élaboration des contenus des sites d’information est une tendance profonde, liée à l’explosion du Web 2.0,
comme en témoigne le succès de sites comme Dailymotion ou MySpace. L’expression « journalisme citoyen» (citizen journalism) a été forgée pour décrire cette intervention croissante d’internautes qui ne sont pas des journalistes professionnels dans la confection des sites d’information. Le journalisme citoyen est donc le fait que des individus « jouent un rôle actif dans le processus de collecte, de transmission, d’analyse et de diffusion des actualités et de l’information en général». (…)

Les journalistes citoyens vont donc devenir des collaborateurs de plus en plus fréquents des sites d’information, y compris sous la forme de collaboration rémunérée. Il convient donc réfléchir à la façon dont ces collaborateurs devront être intégrés et au statut de leur rémunération’’. Il s’agit d’un point crucial pour la presse, surtout si elle veut basculer la densité du son maillage territorial sur Internet, de façon à conserver un avantage essentiel dans la collecte de l’information. Il importe également que cette collaboration puisse être organisée de façon souple et évolutive et que, s’agissant d’interventions ponctuelles ou plus ou moins régulières de personnes ayant d’autres activités par ailleurs. (…)

in Rapport Tessier , La Presse au Défi du Numérique, pp. 65-66

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“Não menosprezar a inteligência de cada ser humano”

” (…) é possível falar seja do que for sem ceder a qualquer forma de estupidez ou aviltamento. Não se trata de escolher entre ser “popular” e ser “erudito”. Aliás, tal oposição apenas tem servido para impor programações de crescente mediocridade. Trata-se, isso sim, de não menosprezar a inteligência de cada ser humano, incluindo, claro, o espectador”.

João Lopes, no Diário de Notícias